Le sous virage :

Quelques explications sur cette action aisément compréhensible, ne serait-ce que par son expression.

Sous-virage : il faut comprendre « PAS ASSEZ ». Virage, c’est lorsque vous tournez le volant. SOUS-virage = quand la voiture ne veut pas tourner. C’est un peu le défaut de tous les véhicules tractions. Les roues avant manquent d’adhérence et glissent. Plusieurs actions peuvent conduire à cette réaction et plusieurs façons d’y remédier sont envisageables :

sousvirage

1/ Cas de sous-virage en entrée de courbe :

Vous arrivez trop vite, vous êtes proche du blocage des roues AVANT, car vous êtes debout sur les freins ??? Comme nous l’avons vu dans le freinage dégressif, c’est la base du pilotage. C’est avec le freinage que vous allez trouver la bonne vitesse d’entrée dans le virage.

NB : Un des secrets du pilotage est de ne pas hésiter à perdre un peu de temps en entrée pour sortir plus vite du virage… Il y a plus à perdre à l’entrée si vous êtes en perdition qu’à gagner si vous accélérez tôt. En fait il faut arriver à mettre suffisamment de poids sur les roues avant pour qu’elles soient efficaces et délester l’arrière pour inscrire la voiture. L’inscrire, c’est-à-dire quelle glisse légèrement de l’arrière pour aider l’avant à tourner. Donc il faut trouver le bon compromis.

Règle d’or : entrer avec de la vitesse et sans accélérer pour provoquer un SUR-virage. Mais dès que ce dernier survient, reprendre immédiatement l’accélérateur pour calmer le train arrière qui veut passer devant.

2/ Cas de sous-virage en sortie de courbe :

C’est le plus facile à corriger et à gérer. Souvent le sous-virage de sortie est dû à une accélération trop forte, surtout sur les tractions. Seconde cause, un freinage trop tôt, du coup on braque le volant tôt, la voiture tourne, donc vous accélérez et là problème en sortie !!! Comme le remède systématique avec une traction est de lever le pied de l’accélérateur, cela conduit à une perte de temps, mathématiquement. L’essentiel est donc de trouver le bon point de braquage en fonction des caractéristiques de sa voiture.

Il est possible de régler sa voiture pour diminuer les factures générateurs de sous-virage de sortie de courbe. Dans ce cas, il faut tenir compte de tous les autres paramètres de la voiture. Le plus facile est d’influer sur la pression des pneumatiques (en la diminuant, le pneumatique sera moins arrondi et aura une surface de contact plus importante avec le bitume. De ce fait, il devrait mieux adhérer. Mais attention !! Il existe une limite car un sous gonflage peut dégrader l’adhérence et pire, les pneumatiques. La bonne technique à adopter est de rouler, encore et encore, de faire des essais sur un virage rapide au départ, puis un autre plus lent ensuite, et de modifier les réglages jusqu’à trouver le bon compromis. la persévérance et l’entrainement ont des effets magiques.

La géométrie des trains est également un facteur prépondérant, toute comme la hauteur de caisse (sur les voitures de série = pas souvent réglable), la dureté des amortisseurs et ressorts, des barres stabilisatrices….

Nous observons souvent en stage de pilotage des coups de volant inutiles dans le virage. Je conseillerai comme traitement de cette « maladie », de s’entrainer à adopter un pilotage très fin dans les virages rapides, et juste un peu plus brutal à l’entrée des épingles.

Pour finir, le repère pour savoir si votre passage de virage est optimum, est de passer sur le vibreur extérieur en léger sous virage mais sans avoir besoin de lever le pied de l’accélérateur. Si vous arrivez à le faire, vous savez que vous flirtez avec la bonne limite entre vitesse de sortie de virage maximale et adhérence suffisante en terme de vitesse / sécurité. Le chronomètre s’en ressentira automatiquement et votre fatigue diminuera car votre pilotage sera fiable, et surtout rapide et régulier.

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